claude-abeille_0Claude Abeille

Une danse où ne se sépareront plus l'homme et la femme. Plus grands que nature ces danseurs en résine, blafards comme faits de plâtre, trouvent leur brutalité dans le contraste de couleurs vives déposées sur ce blanc immaculé. La démesure des dimensions, la violence des couleurs et la découpe des formes font entendre à notre regard la musique rythmée d’un tango assourdissant.

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Claude Abeille, Grand Tango (bleu), résine polychrome à dominante bleue, 200x75x65 cm, 2011.


Biographie

Elève de Couturier à l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris où il obtient son diplôme en 1952, Claude Abeille fréquente l’Ecole des Beaux-Arts en auditeur libre (1955) et débute ses premières études de torses en 1956.

C’est à partir de cette date et jusqu’en 1970, qu’il collabore à l’illustration de l’Encyclopédie de la Pléiade, dirigée par Raymond Queneau, et de l’Univers des Formes chez Gallimard. Parallèlement à l’expression graphique, il poursuit ses recherches sculpturales et il obtient le Prix Bourdelle de Sculpture, consécration suivie d’une exposition personnelle d’un ensemble de torses au Musée Bourdelle en 1964.

Depuis cette date, Claude Abeille expose régulièrement au Salon de Mai, au Salon de la Jeune Sculpture (Paris et Montréal), au Salon Grands et Jeunes d’aujourd’hui, à la Biennale Formes humaines ainsi qu’à celle de sculpture en plein air d’Anvers, et au Salon de Bayeux où il obtient le Prix de Gravure en 1975.

A partir de 1967, Claude Abeille participe à de nombreuses réalisations architecturales par la création de sculptures pour des édifices religieux, des établissements scolaires, etc.
En 1984 et 1985, il est Professeur aux Ateliers de la Ville de Paris (Montparnasse) et devient l'un des Membres-fondateurs de l'École supérieure Art-Technique et Environnement Publicitaire (Paris, 1985-1996).
En 1989, il obtient le Prix Dumas-Millier de Sculpture.

Tour à tour sculpteur, peintre, graveur, Claude Abeille, comme le disait déjà de lui Raymond Queneau en 1964 (dont il réalise la médaille en 1973 pour la Monnaie de Paris), "donne l’exemple d’une recherche qui trouve dans l’honnêteté sa force et dans le mûrissement son essor, une recherche qui est d’ailleurs dores et déjà ponctuée d’œuvres honnêtes, fortes, mûries, enthousiastes ".

Claude Abeille est membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France.